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« Été COVID » : votre plancher pelvien à vélo

La course à pied et le vélo ont gagné en popularité durant le confinement printanier de la COVID-19. Eh oui, beaucoup ont décidé, pendant cette période et en voyant l’été arriver, de se mettre en selle ! Mais il se pourrait que votre périnée en soit plutôt mécontent… Récemment, il a été beaucoup question du plancher pelvien et de la course à pied, nous vous parlons aujourd’hui des impacts du vélo sur le plancher pelvien. La littérature parle davantage des pathologies pelviennes en lien avec la pratique du vélo chez les hommes, pourtant celles-ci sont assez similaires chez les deux sexes.

Troubles sexuels

La dysfonction érectile est un des troubles les plus fréquemment rencontrés chez les cyclistes de longue distance. Cela s’explique par la diminution de la perfusion dans la région génitale ainsi que la compression possible des nerfs pudendaux. Ces deux phénomènes affectent les capacités érectiles de l’homme. Les difficultés sexuelles chez les cyclistes de sexe féminin sont moins courantes, mais peuvent inclure la difficulté à atteindre l’orgasme ou le manque de sensations durant l’acte.

Nerf pudendal

Un autre problème fréquemment rencontré chez les cyclistes est la neuropathie du nerf pudendal. Les nerfs pudendaux sont, en effet, comprimés entre les os de la fesse et la selle du vélo. La compression du nerf pudendal engendre des douleurs, mais aussi très souvent des engourdissements avec une augmentation ou une réduction de la sensibilité de la région génitale. Cela peut survenir autant chez l’homme que chez la femme, mais semble être plus fréquent chez le cycliste masculin. Les symptômes sont souvent temporaires, mais peuvent persister un peu plus longtemps dans le temps. Cela dépend généralement de la durée de la sortie de vélo ou du passé du cycliste, donc depuis combien de temps le vélo est pratiqué.

Douleurs et symptômes urinaires

La pratique régulière du vélo peut également engendrer des douleurs, des inconforts ou même des irritations cutanées dans l’entrejambe, cela survenant chez les deux sexes. Il peut également y avoir une altération de la vascularisation dans la zone génitale, une congestion pelvienne entraînant une stase du liquide lymphatique et, dans de plus rares cas, des changements hypertrophiques au niveau des organes génitaux. Quant à eux, les troubles urinaires sont plutôt rares.

Choix de la selle

Il semble qu’une selle plus large et plus courte soit bénéfique pour le plancher pelvien. Ce type de selle réduirait la pression exercée sur les nerfs pudendaux. Également, il semble recommandé que la selle soit plus basse que le guidon du vélo afin de réduire la pression exercée sur le périnée. Idéalement, il faut aussi que la selle soit « confortable » dès le début, un peu comme lorsque nous achetons une paire de chaussures : la selle ne deviendra pas plus confortable avec les temps!

Autres solutions

L’usage de crème anti-inflammatoire ou analgésique ne semble pas efficace ni supporté par la littérature scientifique actuellement. La rééducation périnéale, la physiothérapie et les autres médecines alternatives peuvent permettre d’optimiser la mobilité articulaire et le relâchement musculaire des régions lombo-pelvienne, coxo-fémorale (hanches) et périnéale tout en augmentant la circulation sanguine de ces mêmes régions.

Pelvi Life vous recommande de commencer (ou recommencer) à faire du vélo graduellement, comme n’importe quel retour au sport d’ailleurs. Cela permet d’éviter les blessures et permet à votre corps, dans ce cas-ci à votre périnée, de s’adapter à la nouvelle demande qui lui est imposée. Bon vélo!

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