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3 mythes : le sport et la grossesse

Oui !!! Il est possible (mais surtout, fortement recommandé) de s’entraîner durant la grossesse. Pour la santé de maman et pour la santé de bébé : deux raisons plutôt qu’une ! Il y a quelques années, décennies, mais un temps pas si lointain non plus, il était recommandé aux femmes enceintes de réduire leurs activités physiques par crainte pour le futur enfant…

C’est encore malheureusement ancré dans notre société, car beaucoup de femmes, aux moindres symptômes, réduisent, voire cessent, leurs activités sportives. À cause de leurs croyances, l’entourage… Ou même un professionnel de la santé !  Donc malgré les recommandations, il règne encore un stress autour de la pratique de l’activité physique durant cette période bien particulière. Discutons donc ensemble de trois mythes courants sur le sport et la grossesse ! N’oubliez pas que vous pouvez toujours lire sur les trois mythes de la grossesse.

 

#1 : Le sport augmente les chances de fausses couches

Le sport n’est pas dangereux pour le bébé, bien au contraire. Une femme enceinte active augmente l’efficacité des réponses cardio-vasculaires du fœtus et de son enfant à naître. Cela est quand même incroyable ? Donc si vous vous entraînez durant la grossesse, c’est non seulement santé pour vous, mais aussi pour bébé (et l’humain qu’il deviendra) !

Les études prouvent que la pratique d’une activité physique durant la grossesse n’augmente ni les chances d’avortements spontanés, ni d’accouchements prématurés, ni de faibles poids de naissance. Il semble y avoir une nuance particulière à faire pour le premier trimestre pour les femmes athlètes qui pratiquent un très haut volume et une intensité élevée d’entraînement.

 

#2 : Le sport augmente les déchirures durant l’accouchement

Il est souvent véhiculé que la pratique d’un sport augmente les tensions musculaires. Donc, selon cette logique illogique, dans le contexte de la grossesse, l’activité physique augmenterait les risques de complications pour un accouchement vaginal. Faux !

D’abord, le fait de pratiquer un sport n’entraîne pas d’hypertonie ou de tensions au niveau des muscles du plancher pelvien nécessairement. Ce qui survient généralement, c’est que les muscles du plancher pelvien s’adaptent à la demande sportive qui est plus grande et réagissent en devenant plus épais, plus volumineux. Augmentation d’épaisseur musculaire ne rime pas automatiquement avec augmentation de force musculaire ou augmentation de tonus, de tensions. Sachant ceci, il est donc faux de conclure que pratiquer un sport durant la grossesse augmente le risque de déchirures ou de complications. Lorsque nous parlons de complications, nous pensons à l’usage de forceps, de ventouse, le recours à l’épisiotomie ou la césarienne.

Aussi, durant la phase de poussée, si enceinte vous avez été active, vous serez plus en forme et serez probablement en mesure de pousser plus efficacement. Voire de réduire votre temps de poussée. Convaincue de bouger votre bedaine durant la grossesse ?

 

#3 : Il est impossible de courir durant la grossesse

Contrairement à la croyance populaire, il est possible de continuer à courir durant la grossesse et cela, sans risque, surtout si c’est un sport que vous pratiquiez couramment avant. La course à pied n’augmente pas les chances de complications de grossesse ni d’accouchement.

Il n’y a aussi aucune littérature qui indique à quel moment précis il faut arrêter de courir enceinte, sachez-le. La décision vous revient. Écoutez-vous et cessez lorsque vous en sentez le besoin. Par exemple, lorsqu’il y a des douleurs, des pertes urinaires ou une lourdeur du ventre.

De toute façon, il n’est pas rare que la future mère modifie ses activités sportives au cours de la grossesse si elle est une coureuse. Retenez tout de même que la course est sans danger durant la grossesse !

 

Et les recommandations ?

Les recommandations durant la grossesse sans complication sont les mêmes que pour la population générale, soit un total de 150 minutes de sport aérobique par semaine. À cela, s’ajoute idéalement 1 à 2 séances de musculation par semaine. Il faut seulement trouver le temps, mais il faut aussi respecter votre tolérance et votre niveau de fatigue.

Il ne faut pas oublier aussi que durant la grossesse il y a un risque plus élevé de blessures musculosquelettiques, de pertes urinaires ainsi que de lourdeur périnéale. En effet, les muscles du plancher pelvien sont moins efficaces durant la grossesse. Laxité, gain de poids, changements hormonaux et posturaux en sont responsables ! Soyez vigilante et surveillez vos symptômes ! Des solutions existent !

 

Parfois, c’est plus compliqué…

Personnellement, j’ai vécu une première grossesse difficile avec plusieurs complications. J’ai été hospitalisée deux fois et finalement, on m’a mise au repos complet. Oui, oui, un alitement strict de six semaines. C’est long et difficile, je vous le dis. J’ai compris à ce moment-là que la maternité était une perte de contrôle total, vraiment total !

Dans certaines situations, des complications de grossesse rendent la pratique d’activités physiques impossible. Par contre, de plus en plus, il semble démontré que l’alitement strict ne devrait pas être recommandé afin d’éviter le déconditionnement…

 

Mais cela sera le sujet d’un prochain article sur notre blogue ! Soyez à l’affût 😉

 

Références:

Bø et al. Exercise and pregnancy in recreational and elite athletes: 2016/17 evidence summary from IOC Expert Group Meeting, Lausanne. Parts 1-2-3-4-5. BJSM (2016, 2017).

Meah et al. Why can’t I exercise during pregnancy? Time to revisit medical “absolute” and “relative” contraindications: systematic review of evidence of harm and a call to action, BJSM (2020), 54: 1395-1404.

Mottola et al. 2019 Canadian guideline for physical activity troughout pregnancy. BJSM (2018), 52: 1339-1346.

 

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